Contrôle social et déviance — Première L
Toute société repose sur des normes : des règles qui indiquent ce qui se fait et ce qui ne se fait pas. Pour que ces normes soient respectées, la société exerce un contrôle social. À Madagascar, le respect du fihavanana (la solidarité entre les personnes) illustre bien ce mécanisme : il oriente les comportements au quotidien. Dans cet aperçu, nous étudions une seule notion clé : la distinction entre contrôle social formel et contrôle social informel.
On distingue deux formes. Le contrôle social formel est exercé par des institutions officielles (police, justice, école) au moyen de règles écrites. Le contrôle social informel repose sur le regard des proches : la famille, les voisins, les amis, à travers l'approbation ou la désapprobation. La déviance désigne, elle, tout comportement qui transgresse les normes en vigueur dans un groupe donné.
À Antsirabe, Ravo arrive systématiquement en retard aux réunions de quartier. Les anciens ne lui infligent aucune amende : ils lui adressent des remarques et un regard réprobateur. C'est un contrôle social informel. Si, en revanche, un commerçant du marché vend des produits interdits et reçoit une amende de l'administration, il s'agit d'un contrôle social formel.
À retenir
- Le contrôle social pousse les membres d'une société à respecter les normes.
- Le contrôle formel vient des institutions officielles (police, justice, école).
- Le contrôle informel vient des proches (famille, voisins, amis).
- La déviance est la transgression des normes d'un groupe.
Exercice d'exemple
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Il s'agit d'un contrôle social formel. La sanction (la contravention) est appliquée par une institution officielle, la police, sur la base d'une règle écrite, le code de la route. Le contrôle informel, lui, viendrait plutôt d'une remarque faite par un proche.
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